La Pré-histoire des Francs-macons
"Les mythes fondateurs ou Pierre d'étoile". Edition: Cosmogone 2007
La pré-histoire des Francs-maçons est un voyage dans la pré-histoire des mythes et dans les mythes de l’Histoire. Se rapportant aux sciences et aux mythes qui y sont liés, il dégage les correspondances avec les mythes et les rites maçonniques pour en montrer l’inspiration et la continuité. Ainsi, tout en éclairant le sens de l’initiation à la lumière des origines, il replace notre origine dans la lumière des initiations, pour en éclairer le sens.
Commentaire de l’auteur
« Ce titre vous intrigue ? Naturellement, il y a une histoire des Francs-maçons, il n’y a pas de préhistoire des Francs-maçons. Ce titre mérite donc une explication. Nos textes – les rituels, les manuels d’instruction, les ouvrages maçonniques – renvoient tous à une origine de l’humanité (l’initiation a pour étymologie : «ab initio», «à l’origine»).
Je me suis dit alors : Puisque l’origine est au cœur de notre démarche, où vais-je la retrouver ? Dans la tradition, bien sûr. Et la tradition, elle, repose sur quoi ? Sur les mythes universels, qui sont des mythes fondateurs. J’ai donc comparé le contenu de nos textes maçonniques avec leurs sources : les mythes universels de l’humanité. Ainsi j’ai étudié les mythes d’Orphée, d’Osiris, de la Caverne, du Labyrinthe et du fil d’Ariane, de Perséphone, de Dionysos…
À partir cet éclairage des mythes, j’ai trouvé une cohérence et une continuité très forte avec nos textes maçonniques, mis en regard. Cette concordance est basée sur les messages qu’ils portent (à travers les symboles : le grain de blé, le pain, le vin, etc.). Les mythes et les rites maçonniques, en leur donnant une cohérence de sens que construit la démarche initiatique, montrent parfaitement que la tradition de nos prédécesseurs est toujours vivante dans ce qu’ils nous ont transmis, et parle pour notre temps.
Mais si la tradition parle pour notre temps, je me suis fait une seconde réflexion : Le discours sur les origines, aujourd’hui, c’est la science qui le tient. En effet, la cosmologie donne une explication de la création du monde. L’archéologie, de son côté, décrit les premiers temps des hommes dans une préhistoire de l’humanité. Pour en parler, elles ont développé des théories qui utilisent des images. Je dois donc pouvoir les comparer, de la même manière, au contenu de nos textes maçonniques. C’est ce que j’ai fait.
Et j’ai trouvé, sous un autre éclairage que celui des mythes, évidemment, une convergence très forte sur le plan symbolique (quelques exemples : l’œuf cosmique, les quatre éléments, la gravitation, la génération, etc.).
J’en ai conclu d’abord que ce n’est pas le fond du message qui est différent entre le discours mythique et les discours scientifique, mais la forme : le discours mythique parle pour des temps passés où les connaissances s’appliquaient à un monde perçu comme sensible et naturel ; le discours scientifique parle pour des temps présents où les connaissances s’appliquent à un monde perçu comme rationnel et culturel.
J’en ai conclu ensuite que, si le contenu de nos textes maçonniques nous touche si fortement, c’est parce qu’il refonde une tradition universelle dont nous avons héritée ; et que cette tradition universelle est non seulement adaptée à notre temps dans ses messages, mais aussi porteuse d’avenir - puisqu’elle est cohérente avec le discours scientifique -.
J’en ai conclu enfin que le discours maçonnique, parce qu’il est au-delà du discours mythique et du discours scientifique, mais qu’il est cohérent avec eux, parle pour tous les temps : c’est pour cela qu’il traverse les générations, il est donc éternel. »